Modules sociaux


Pandas !

Bienvenue sur le site PANDAS !,

site d'information en français sur le grand panda ou panda géant,

de nom scientifique Ailuropoda melanoleuca.

 

Ce site, né en mai 2002, est dorénavant entièrement accessible via le domaine www.pandas.fr

Une des richesses du site est la rubrique "ACTUALITÉS" mise à jour régulièrement pour vous informer des dernières nouvelles concernant le panda. A ce propos, pour ne pas passer à côté des dernières actualités, n'oubliez pas d'ajouter ce site à vos favoris en cliquant ici.

De même, n'oubliez pas de signer mon livre d'or, pour laisser votre trace sur ce site.



Enfin, n'hésitez pas à m'envoyer vos questions, vos remarques ou tout simplement vos impressions sur le site à l'adresse suivante :

 

 

BONNE VISITE !

 

 

 

Ci-dessous les toutes dernières actualités :

 
Actualités - 2012

 

22 février 2012 : Sauvetage d'un panda sauvage à Fengtongzhai, le second en l'espace de deux mois :


Le 15 février dernier aux alentours de 10h du matin, Madame Tang Shuqiong et son compagnon, deux villageois du 4ème groupe du village Xinhua (municipalité de Fengtongzhai, comté de Baoxing, province du Sichuan), sont partis dans les montagnes collecter du bois de chauffage lorsqu'ils ont trouvé un panda sauvage dans un bosquet de bambous.

Dix minutes plus tard, des représentants du gouvernement de la municipalité ainsi que de la station forestière locale sont arrivés sur place. Ils ont demandé aux villageois de faire attention de ne pas effrayer le panda et Wei Hanliang, un autre villageois dont la maison était à à peine 100 mètres, s'est précipité attacher son chien.

« Ce panda est âgé d'environ 6-7 ans, a de la bave autour de la bouche et sa fourrure est terne ; il ne s'est pas enfui en voyant des hommes » a expliqué Yang Mingxuan, chef de la Station forestière de la municipalité de Fengtongzhai. Sur la base de ses observations et de son expérience, il a pensé que le panda était malade et qu'il était descendu des montagnes pour chercher de l'aide.

 

 

A environ 17h, le panda a été envoyé à la base de Yaan Bifengxia du Centre chinois de recherches et de conservation du panda géant (China Conservation and Research Center for the Giant Panda) pour y être soigné. « La cause du mauvais état de santé du panda n'a pas été déterminée, mais les résultats des tests devraient être disponibles demain » a précisé un responsable de la base de Yaan Bifengxia le 19 février. Selon Monsieur Zhang, un responsable du Bureau des forêts du Comté de Baoxing, l'état de l'animal devrait s'améliorer après plusieurs jours de perfusion.

Ce panda est le second panda sauvage à être secouru dans la municipalité de Fengtongzhai en moins de deux mois. Déjà le 26 décembre 2011, un panda sauvage malade avait été secouru dans le village de Yanjingping (lire l'article) et envoyé également à la base de Yaan Bifengxia.

 

Auteur : Jérôme POUILLE

Remerciements : Lovecatbear, Danielle Lemaire

 

Résumé anglais - English abstract :

Rescue of a sick wild giant panda at Fengtongzhai, the second in two months

Around 10 a.m. on February 15, Tang Shuqiong and her companion, two villagers of the 4th Group of Xinhua Village, Fengtongzhai Township, Baoxing County, Sichuan Province, decided to go to the mountains to collect firewood. "Look, a panda!" When they came close to a bamboo thicket, they saw a panda sitting in the bamboo.

Ten minutes later, officials from the township government and the local forestry station arrived at the scene. When the villagers were told to be careful not to scare the panda, they dispersed and Wei Hanliang, whose home was only 100 meters away from the bamboo thicket, hurried home to tie up his dog.

"This panda is about 6-7 years old, drooling at the mouth and its fur kind of dull; it didn't run away when seeing humans," said Yang Mingxuan, head of the Forestry Station of Fengtongzhai Township. Based on observation and his experience, he believed that the panda was sick and came down the mountains to seek help.

About 5 p.m., the panda was sent to the Bifengxia panda base of the CCRCGP for treatment. "The cause of the panda's illness has not been determined, but the results of tests are expected to be available tomorrow," an official at the Bifengxia base said yesterday (Feb 19). According to Mr. Zhang, an official with the Forestry Bureau of Baoxing County, the panda's condition improved after several days of infusion.

This panda is the second wild panda to be rescued in Fengtongzhai Township in less than 2 months. On December 26, 2011, a sick wild panda was rescued in Yanjingping Village, Fengtongzhai Township and taken to Bifengxia base for treatment.

   

A lire : D'autres histoires de pandas sauvages aperçus ou secourus dans le comté de Baoxing :

        > 4 janvier 2012 : Sauvetage d'un grand panda malade dans la réserve naturelle de Fengtongzhai

        > 22 septembre 2011 : Une étrange surprise pour une habitante du village de Zhonggang dans le comté de Baoxing (Sichuan)

        > 8 août 2011 : Un village adjacent à la réserve naturelle de Fengtongzhai visité à plusieurs reprises par des pandas sauvages

        > 19 juillet 2010 : Un panda sauvage aperçu à proximité de la centrale hydroélectrique de Qiaoqi

        > 24 juin 2010 : Un panda sauvage visite à plusieurs reprises un village du comté de Baoxing dans le Sichuan

        > 22 avril 2010 : Observation d'un panda sauvage dans la réserve naturelle de Fengtongzhai

        > 8 février 2010 : Deux pandas sauvages rencontrés, un dans les Monts Qionglai, l'autre dans les Monts Liangshan

        > 23 juin 2009 : Un panda sauvage aperçu dans la réserve naturelle de Fengtongzhai

 

Pour en savoir plus :

        > Répartition : Les pandas des Monts Qionglai, dans la province du Sichuan

        > Les réserves naturelles pour protéger l'habitat du panda : Fin 2009, la Chine compte 67 réserves naturelles pour la protection des populations sauvages de pandas

        > Liste des réserves naturelles de l'habitat du panda (PDF)

 
Actualités - 2012

 

21 février 2012 : La réserve naturelle de Liziping semble adaptée pour accueillir des réintroductions futures :


La réserve naturelle de Liziping, située dans les monts Xiaoxiangling, a été considérée en 2009 comme une réserve plutôt adaptée pour y réintroduire des pandas. En effet, parmi les 6 grands monts habités par le panda sauvage, le complexe formé par les monts Xiaoxiangling et Daxiangling a un effectif très faible de panda (61 pandas seulement selon le troisième recensement officiel mené entre 1999 et 2003). Ce même recensement avait montré que seuls 13 pandas vivaient dans la réserve de Liziping.

Cette réserve a donc plusieurs atouts pour devenir une candidate à des réintroductions :
 - la compétition entre individus y est plutôt faible car la densité de pandas y est faible (0,042 panda par km² contre 0,125 panda par km² à Wolong par exemple) ;
 - renforcer la population captive est important pour le maintien d'une population d'effectif suffisant dans les Monts Xiaoxiangling où seuls 32 pandas vivent. D'un point de vue génétique et pour éviter la consanguinité et l'extinction de cette population, il est primordial que les effectifs soient renforcés ;
 - cette réserve présente la particularité de se situer à la frontière entre les Monts Xiaoxiangling et les Monts Liangshan (eux aussi avec un faible effectif de pandas sauvages, environ 115) et elle remplit ainsi un rôle de corridor (couloir écologique) entre ces deux grands habitats du panda. C'est donc un lieu idéal pour les programmes de réintroduction du panda.

Récemment, le bureau des forêts du comté de Shimian (comté de situation de la réserve de Liziping) a lancé une étude dans le comté pour identifier les sites les plus appropriés pour la réintroduction de pandas, soit des pandas secourus puis relâchés, soit des pandas nés et élevés en captivité puis réintroduits dans le milieu naturel. Jusqu'à présent, les responsables du bureau des forêts ont terminé les relevés topographiques dans les secteurs de Gongyihai et Menghuocheng de la réserve naturelle de Liziping.

 

 

Le 29 avril 2009, Lu Xin, une jeune femelle panda secourue un mois plus tôt dans le comté de Luding (Monts Qionglai, province du Sichuan), avait été relâchée dans la réserve de Liziping après avoir été soignée à la base de Yaan Bifengxia. Equipée d'un collier radio-émetteur, les chercheurs la suivent depuis et en 2010, ils avaient conclu qu'elle était intégrée dans le groupe local de pandas. En 2011, elle a été recapturée, examinée et relâchée à nouveau après que son collier ait été changé.

Début 2012, la base d'Hetaoping a d'ailleurs annoncé que la réserve de Liziping semblait un lieu intéressant et approprié pour éventuellement y réintroduire Tao Tao, le jeune panda né en 2010 et qui vit avec sa mère dans un espace semi-naturel dans le cadre d'un programme d'apprentissage de la vie en milieu naturel à de jeunes pandas nés en captivité (lire l'article).

La réserve naturelle de Liziping, actuellement une réserve provinciale, est candidate pour passer sous statut de réserve nationale.

La réserve naturelle de Liziping est une réserve provinciale située dans le comté de Shimian (province du Sichuan). Elle a été établie en 2003 et protège aujourd'hui un territoire de 51 500 hectares compris entre 1500 et 4834 mètres d'altitude dans les Monts Xiaoxiangling, un des six grands Monts habités par les pandas sauvages. Elle se situe à 35 km de la ville de Shimian et s'étend sur 23 km du nord au sud et sur 17,8 km de l'est à l'ouest.

Les principales espèces de végétaux protégées par cette réserve sont : l'arbre aux mouchoirs (Davidia involucrata), l'if de Chine (Taxus chinensis), Kingdonia uniflora (une plante herbacée de Chine), l'arbre caramel (Cercidiphyllum japonicum), Tetracentron sinense (un petit arbre au port ovoïde, originaire de Chine, de la Birmanie du nord et du Népal), Euptelea pleiospermum.

Les principales espèces animales protégées par cette réserve sont : le panda géant, le rhinopithèque de Roxellane, le cerf porte-musc, le takin, le cerf de Thorold ou cerf au museau blanc (Cervus albirostris), l'ours noir asiatique, le bharal ou mouton bleu, le hokki bleu (Crossoptilon auritum).

 

Auteur : Jérôme POUILLE

Remerciements : Lovecatbear

 

Résumé anglais - English abstract :

Liziping Nature Reserve seems to be a good place for future reintroductions

Recently, the Forestry Bureau of Shimian County launched surveys in the county to find a suitable site for a base for the reintroduction of rescued or captive-bred pandas. So far, officials of the Shimian Forestry Bureau have completed topographic surveys in the Gongyihai and Menghuocheng areas of the Liziping Nature Reserve.

Background information of the Liziping Nature Reserve :

Liziping Provincial Nature Reserve was established in 2003. There are 13-17 giant pandas in the reserve. Located in an area where the Xiaoxiangling Mountains border the Liangshan Mountains, Liziping is the southernmost panda corridor. On April 29, 2009, Lu Xin, a radio-collared young female panda who was rescued in Luding County, was released into the Liziping Nature Reserve after a month of treatment at the Bifengxia panda base of the CCRCGP. In 2010, researchers believed that Lu Xin had become integrated into the local panda group. In 2011, Lu Xin was recaptured and examined and released again with a radio collar. Liziping Provincial Nature Reserve is now applying to become a national nature reserve.

   

A lire : D'autres histoires de pandas sauvages aperçus ou secourus dans le comté de Baoxing :

        > 5 mai 2010 : Qu'est devenue Lu Xin, une femelle panda sauvage secourue, soignée et relâchée il y a un an

        > 1er juin 2009 : Des nouvelles de Lu Xin, une femelle panda sauvage secourue le 25 mars dernier et relâchée le 29 avril dans la réserve naturelle de Liziping

        > 29 avril 2009 : Le panda sauvage secouru le 25 mars dernier dans les Monts Qionglaishan et baptisé Lu Xin a été relâché dans les Monts Xiaoxiangling

        > 25 mars 2009 : Un panda sauvage malade secouru dans la province du Sichuan

 

Pour en savoir plus :

        > La réintroduction, le but ultime des programmes d'élevage en captivité

        > Répartition : Les pandas des Monts Xiaoxiangling, dans la province du Sichuan

        > Les réserves naturelles pour protéger l'habitat du panda : Fin 2009, la Chine compte 67 réserves naturelles pour la protection des populations sauvages de pandas

        > Liste des réserves naturelles de l'habitat du panda (PDF)

 
Actualités - 2012

 

16 février 2012 : Les zoos de Toronto et de Calgary, au Canada, ont signé un accord pour accueillir des pandas à tour de rôle, dès 2013 :


Le Premier ministre du Canada, Stephen Harper, a annoncé le 11 février 2012 que deux pandas géants séjourneront au Canada pour une période de dix ans répartie également entre les zoos de Toronto et de Calgary.

« C’est un honneur extraordinaire pour le Canada de se voir confier deux trésors nationaux de la Chine : les pandas géants Er Shun et Ji Li », a déclaré le Premier ministre. « Les pandas, qui feront la joie aussi bien des enfants que des adultes et qui seront un atout précieux pour le tourisme à Toronto et à Calgary, seront un rappel vivant de la profonde amitié et de la bonne entente qui existent entre nos deux pays ».

Cette entente conclue entre les zoos de Toronto et de Calgary et des organismes chinois, qui a été facilitée par le gouvernement du Canada, prévoit la venue de deux pandas géants dans ces zoos pour deux périodes consécutives de 5 ans. L’entente contient un engagement des deux zoos d’investir dans la recherche sur l’espèce et dans sa conservation.

Il y a plus de 20 ans que des pandas géants n’ont pas foulé le sol canadien. Le Canada a accueilli des pandas géants à trois occasions distinctes au cours des années 1980 lorsque les zoos de Calgary, Toronto et Winnipeg en ont hébergés pour de courts séjours.

Er Shun et Ji Li sont attendus à Toronto au début de l’an prochain.

Cette annonce a été faite samedi 11 février alors que Stephen Harper était en visite à Chongqing, ville-étape d'un séjour de cinq jours en Chine, sur invitation du Premier ministre chinois Wen Jiabao, à l'occasion duquel le Premier ministre canadien a rencontré et s'est entretenu avec de hauts dirigeants chinois, et a assisté à la signature de plusieurs accords bilatéraux de coopération dans les domaines du commerce, des technologies, de l'éducation, de la sylviculture, de l'énergie et de l'agriculture.

L'Association chinoise des parcs zoologiques (Chinese Association of Zoological Gardens) a signé samedi à Chongqing, ville du sud-ouest de la Chine, un accord avec deux zoos canadiens. Le Premier ministre canadien Stephen Harper a participé à cette cérémonie de signature.

Le couple de pandas, tous deux âgés de presque cinq ans, va partir vivre aux zoos canadiens de Toronto et de Calgary pour une durée respective de cinq ans à partir du début de l'année prochaine, a-t-on appris de l'accord.

Le panda mâle, nommé Er Shun, provient du zoo de Chongqing où il est né le 10 août 2007 (lire l'article), et la femelle Ji Li de la base de recherches de Chengdu sur l'élevage du panda géant (Chengdu Research Base of Giant Panda Breeding) où elle est née le 23 juillet 2007 (lire l'article).

 

Un troisième zoo canadien, le zoo de Granby, faisait partie de l'entente initiale entre jardins zoologiques pour accueillir le couple de pandas (lire l'article).

Le Zoo de Granby ne faisait plus partie de l'entente qui a été conclue en Chine pour le prêt d'un couple de pandas géants à des zoos canadiens. « Le risque financier était trop grand pour le zoo », a déclaré le 9 février 2012 la directrice générale du jardin zoologique, Joanne Lalumière.

Selon elle, l'entente négociée entre les autorités canadiennes et chinoises au cours des deux dernières années pour le prêt de deux gros ours noirs et blancs aux zoos de Toronto, Calgary et Granby présentait une « inconnue financière » trop importante pour le zoo de Granby.

Généralement, les zoos doivent débourser autour d'un million de dollars américains par année pour les pandas. Cette somme est consacrée à la protection et à la reproduction de cette espèce très menacée en Chine. Une clause de l'entente conclue avec les zoos canadiens prévoit toutefois que le montant exigé est soumis aux fluctuations de la valeur du yuan, la monnaie chinoise

« Dans 10 ans, avec l'émergence de la Chine, on peut croire que sa monnaie sera plus forte. En dollars canadiens, ce montant aurait pu être significativement plus élevé pour le zoo de Granby que ce que nos collègues de Toronto et de Calgary vont payer », dit Joanne Lalumière.

Il a déjà été déterminé que les pandas séjourneront cinq ans à chaque endroit dans le cadre d'une étude conjointe sur la conservation. Toronto sera leur premier arrêt et Calgary, le deuxième. Granby devait les accueillir 10 ans après leur arrivée en sol canadien. « Le Zoo était lié financièrement à une entente signée en 2012 et effective en 2022. Pour nous, c'était une aventure risquée et on sentait que c'était en notre défaveur à long terme », explique Mme Lalumière.

La directrice générale affirme que le retrait du Zoo de Granby du consortium s'est effectué dans le « plus grand respect » et n'a pas compromis l'entente conclue par les deux autres zoos avec les autorités chinoises.

Le conseil d'administration du Zoo de Granby s'est rallié « unanimement » à la recommandation de la direction, affirme Joanne Lalumière. « Je pense que c'est une sage décision, dans le contexte. On a une responsabilité à l'égard de la pérennité du zoo », ajoute-t-elle. La décision n'a toutefois pas été facile à prendre, dit la directrice, parce que cela peut être emballant pour un zoo d'accueillir des pandas, une espèce très charismatique.

Joanne Lalumière dit par ailleurs « garder espoir » de permettre aux visiteurs du zoo de Granby d'admirer un jour des pandas géants. Selon elle, le retrait de Granby de l'entente qu'a signé le premier ministre Stephen Harper en Chine ne compromet en rien la possibilité de profiter « d'une autre opportunité » à moyen et long terme.

« À court terme, on va suivre notre plan directeur et compléter les travaux des parcours d'Asie et d'Océanie. Qui sait ? On pourrait avoir des pandas dans 10 ans ou avant. Mais ce sera par le biais d'une entente parallèle. Aux États-Unis, quatre zoos ont des pandas. Si on ne s'était pas retirés de l'entente, on était liés et on ne pouvait pas profiter d'une opportunité qui aurait pu se présenter dans cinq ans, par exemple. Là, on se garde toutes les portes ouvertes », expose la directrice générale du zoo.

Car même si des frais (construction de l'habitat, nourriture, soins, etc.) s'ajoutent au montant annuel de base exigé par les autorités chinoises pour le prêt des pandas, le jeu en vaudrait la chandelle. « Le plan d'affaires global nous permettait de les accueillir. Mais si on s'en tient au coût d'origine, qui est comparable à ce qui est demandé aux autres zoos », calcule Joanne Lalumière.

 

Sources : Site officiel du Premier Ministre canadien, Cyberpresse, Xinhua ; modifiées et adaptées par Jérôme POUILLE

 

A lire : 25 août 2010 : Trois zoos canadiens souhaitent héberger à tour de rôle un couple de pandas

 

Pour en savoir plus :

        > Où voir des pandas hors de Chine : la liste actualisée des zoos qui hébergent des pandas hors de Chine

        > L'élevage en captivité, une méthode de conservation

 

Visites de zoos et compte-rendus

 

 

 

 

Accès rapide aux chapitres de la page :

         L'équipe chargée des pandas et la recherche scientifique

         Les installations

         La nutrition

         Les premières semaines de Huan Huan et Yuan Zi à Beauval

         Pour en savoir plus

 

 

J'ai eu l'immense privilège d'être accueilli le mardi 7 février par Rodolphe Delord, le directeur du zoo, pour une visite exceptionnelle avant l'ouverture au public des installations dédiées à Yuan Zi et Huan Huan. J'ai effectué cette visite inédite avec trois membres de l'équipe d'Actu'Zoo que je remercie pour leur sympathie et pour les informations qu'ils m'ont confiées.

 


L'entrée du zoo aux couleurs du couple de pandas - 14 janvier 2012 - Photo © Jérôme Pouille

 


Visite du 7 février 2012 alors que le zoo est fermé au public pour cause de neige (Photo © Jérôme Pouille)

 

 

 

L'équipe chargée des pandas et la recherche scientifique

 

Sans revenir sur les détails des négociations et de la journée d'arrivée (dimanche 15 janvier 2012) qui ont été amplement décrits sur ce site, retenons que Rodolphe Delord, directeur du zoo de Beauval, s'est rendu en Chine une quinzaine de fois en cinq ans pour faire avancer le dossier. L'arrivée de Huan Huan et Yuan Zi en France marque donc l'aboutissement d'années de travail, d'efforts personnels et financiers et de collaboration avec les autorités et les institutions chinoises. Notons également que l'idée d'héberger des pandas à Beuval est née de Françoise Delord, la fondatrice du ZooParc et mère de Rodolphe. Enfin, relevons la forte implication de Delphine Delord, sœur de Rodolphe, directrice pédagogie et communication du zoo et également vice-présidente de l'Association Beauval Conservation et Recherche.

 


Rodolphe Delord et les deux pensionnaires noirs et blancs de son ZooParc
7 février 2012 - Photo et remerciements © Damien Rochelle (Actu'Zoo)

 

L'équipe française directement chargée des pandas se compose actuellement de quatre personnes et sera rejoint probablement prochainement par une cinquième personne. Cette équipe a en charge les koalas et les pandas au zoo. C'est Delphine Pourreau, présente à Beauval depuis plus de 10 ans, qui s'est vu confier le poste de responsable soigneur des pandas en plus de celui des koalas qu'elle occupe depuis 2002. Préalablement au transfert des pandas en France, Delphine s'est d'ailleurs rendue à la base de Chengdu pour suivre une formation pratique afin de connaître les bons gestes à réaliser avec les grands pandas. Le vétérinaire français en charge des pandas est Frank Goeritz.

Enfin, deux chinois de la base de Chengdu assisteront pendant les deux premières années l'équipe française. Ces chinois devraient tourner par période de six mois. Actuellement, ce sont Liu Li, vétérinaire, et Zhang Hao, soigneur, qui séjournent à Beauval. Ils ont fait le voyage dans l'avion qui a affrété les pandas en France.

La coopération va se poursuivre entre les vétérinaires chinois et français. Le zoo de Beauval, très en pointe sur l'élevage en captivité de nombreuses espèces, va apporter son savoir-faire et ses compétences aux chinois, notamment auprès d'homologues dans des zoos en Chine. Cet aspect fait partie du contrat de location des deux pandas signé entre l'Association chinoise des jardins zoologiques et le zoo de Beauval.

D'autres thèmes scientifiques vont être développés autour du panda. Un des axes majeurs de recherche sur lequel souhaite s'investir le zoo de Beauval est l'étude de la croissance des jeunes, notamment grâce à la radiographie.

Enfin, ce prêt étant en réalité une location, et même si le montant important est tenu secret, Rodolphe Delord a indiqué que les fonds versés à la Chine seraient employés entre autres pour cofinancer le quatrième recensement national des pandas sauvages, débuté en 2011, et pour cofinancer le programme de formation de jeunes pandas à la vie en milieu naturel lancé par la base de Chengdu en janvier 2012. Le zoo sera destinataire d'un rapport annuel sur l'utilisation des fonds.

 

 

Les installations

 

Les installations des pandas se composent de deux enclos extérieurs, d'une superficie totale de 2 000 m², et d'un bâtiment qui comprend deux enclos intérieurs, d'une superficie totale de 400 m², et des locaux non visibles du public situés au-dessous des allées piétonnes couvertes qui permettent de faire le tour des enclos intérieurs.

 

Le porche d'entrée dans le secteur "Sur les hauteurs de Chine" où se trouvent entre autres les installations des pandas
 14 janvier 2012 - Photos © Jérôme Pouille

 


Un des deux enclos extérieurs, sous la neige, le 7 février 2012 (Photo © Jérôme Pouille)

 

Ce bâtiment de forme rectangulaire, dénommé "Centre de conservation et de reproduction des pandas géants", abrite deux enclos intérieurs enterrés climatisés, dont un est plus grand que l'autre, d'une superficie cumulée de 400 m². Le public rentre dans le niveau supérieur du bâtiment après être passé par un grand porche typique chinois et peut alors observer via les grandes surfaces vitrées les pandas dans les enclos intérieurs en contrebas. Le cheminement piéton du niveau supérieur du bâtiment est décoré avec de grands vases chinois et de magnifiques luminaires traditionnels rouge et or ornementant le plafond.

 


Accès aux enclos intérieurs des pandas géants - 14 janvier 2012 - Photo © Jérôme Pouille

 


Cheminement piéton pour observer les pandas dans leurs enclos intérieurs.
Ce cheminement est situé au dessous des parties techniques non accessibles au public.
 14 janvier 2012 - Photo © Jérôme Pouille

 


L'accès au niveau inférieur du bâtiment, réservé au personnel - 14 janvier 2012 - Photo © Jérôme Pouille

L'accès au niveau inférieur du bâtiment, réservé au personnel - 7 février 2012 - Photo et remerciements © Alexandre Petry (Actu'Zoo)

 

Le niveau inférieur du bâtiment, situé sous les espaces piétons supérieurs (les enclos intérieurs font la hauteur des deux niveaux, cheminement supérieur accessible au public, et niveau inférieur du bâtiment réservé au personnel), est inaccessible au public. Ce niveau inférieur comporte une chambre froide de 35 m² pour le stockage des bambous, un bureau qui sert aussi de salle vidéo (les enclos sont tous équipés de caméras vidéos qui filment les pandas 24h/24, le zoo réfléchit d'ailleurs à diffuser ces images sur internet comme le font certains zoos américains), un laboratoire dans lequel est déjà installé un incubateur qui servirait potentiellement en cas de naissance, une pièce où le personnel se réunit, inscrit des annotations sur un tableau blanc et prépare la nourriture. Enfin, un long couloir dessert quatre loges de nuit qui communiquent avec les enclos intérieurs via des trappes. Dans ce bâtiment, une grande porte permet l'accès aux enclos intérieurs et deux espaces avec des barreaux permettent d'avoir un contact plus aisé avec les animaux lorsqu'ils sont dans leurs enclos intérieurs. Ces barreaux permettent la distribution de nourriture mais sont aussi équipés pour l'entraînement des pandas à donner la patte par exemple ou autre.

 

Plan des espaces techniques et des enclos du bâtiment

 


Chambre froide pour le stockage du bambou afin qu'il garde ses qualités nutritives.
Pour cela, une petite pluie artificielle arrose le bambou toutes les 15 minutes.
7 février 2012 - Photo et remerciements © Alexandre Petry (Actu'Zoo)

 


Petit bureau et salle vidéo - 7 février 2012 - Photo et remerciements © Alexandre Petry (Actu'Zoo)

 

Laboratoire dans lequel a été installé un incubateur, en prévision d'une naissance future (noté "espace soins vétérinaires" sur le plan)
 7 février 2012 - Photos © Jérôme Pouille

 


Grande salle où se réunit l'équipe en charge des pandas (notée "espace équipe des pandas" sur le plan)
 7 février 2012 - Photo © Jérôme Pouille

 

Les deux enclos intérieurs comportent plusieurs trappes qui permettent une communication entre les deux enclos intérieurs mais aussi avec les enclos extérieurs et les loges de nuit. Des rochers artificiels, un bassin et des structures en bois sont disposés dans les enclos intérieurs ; de même qu'un abreuvoir qui distribue de l'eau claire. Les murs sont recouverts de fresques imitant l'habitat naturel du panda.

Les deux enclos extérieurs sont séparés par des rochers artificiels mais des trappes permettent également une communication entre les deux. Chaque enclos extérieur dispose de structures en bois et des plates-formes où les animaux peuvent grimper, des rochers artificiels, des bassins, des cascades et de la végétation.

Dans un premier temps, les pandas encore immatures seront la plupart du temps ensemble et ne seront séparés qu'une fois qu'ils auront atteint l'âge de se reproduire (vers 5-6 ans).

4 à 5 millions d'euros ont été investis par le zoo dans ces aménagements dédiés aux pandas et entièrement conçus par Rodolphe Delord.

 

 

La nutrition

 

Lors de ma visite, Rodolphe Delord a expliqué qu'une centaine de kilos de bambous était offerte chaque jour au couple de pandas, même si les deux pandas n'en mangent que 20 à 30 kilos chacun quotidiennement.

La quantité de nourriture offerte aux pandas est systématiquement pesée, de même que les restes et les crottes, afin de connaître précisément les quantités ingérées par les deux animaux.

 

Balance et support pour peser et préparer le bambou offert aux pandas, situés à l'entrée du bâtiment non accessible au public
7 février 2012 - Photos © Jérôme Pouille

 

A ce jour, le zoo s'appuie sur trois fournisseurs :
  - la bambouseraie des Marmettes, à Fontguenand (Indre).
  - Ambiances et bambous, à Faverelles (Loiret).
 
 - RezO'Plant, à Montauriol (Lot-et-Garonne).

 

J'avais questionné le 25 janvier dernier (lire l'article), Thomas de Reze, chargé de recherches et développement à RezO-Plant.

 

Le mardi 7 février après-midi, j'ai rencontré Jean Rête, le fondateur et responsable de la bambouseraie des Marmettes, située à une vingtaine de kilomètres du zoo de Beauval. Je le remercie pour son accueil sympathique ainsi que pour le temps qu'il m'a consacré pour cette visite.

 


Jean Rête, le fondateur de la bambouseraie des Marmettes, à Fontguenand, dans l'Indre.
7 février 2012 - Photo © Jérôme Pouille

 

Même si Jean Rête m'avoue pouvoir être à la retraite depuis quelques années, il continue malgré tout à s'occuper, avec l'appui d'un employé, de la bambouseraie qu'il a fondé en septembre 1998, dans l'attente d'un repreneur. Il cultive sur une surface de 2 hectares une quarantaine d'espèces de bambous qu'il commercialise aux particuliers et aux entreprises.

Dans le "chalet" sans électricité installé à l'entrée du parc et qui fait office de bureau, impossible de rater le cadre avec une magnifique photo de panda. Jean Rête m'explique que le zoo de Beauval s'est rapproché de lui il y a maintenant presque un an pour assurer une partie de son approvisionnement en bambous pour ses nouveaux pensionnaires noir et blanc.

Juste après l'arrivée des deux pandas en France, Zhang Hao, le soigneur chinois, est venu à la bambouseraie sélectionner quelques espèces. « Il a choisi des échantillons de différentes variétés, pour les faire goûter petit à petit aux pandas, explique Jean Rête.

Et c'est ainsi qu'actuellement deux fois par semaine des employés du zoo viennent chercher la commande qu'ils ont en général passé la veille. Après des essais de plusieurs espèces de bambous, le zoo commande en ce moment 3 espèces à Jean Rête : Phyllostachys humilis, Phyllostachys bissetii et Phyllostachys dulcis. La dernière commande porte sur 100 kg de chacune des trois espèces, l'avant-dernière ne comprenait que 250 kilos (100 kg de P. humilis, 100 kg de P. bissetii et 50 kg de P. dulcis).

 


Phyllostachys bissetiii, une des trois espèces envoyées à Beauval le jour de ma visite
Bambouseraie des Marmettes - 7 février 2012 - Photo © Jérôme Pouille

 

Phyllostachys humilis, choisie par le zoo de Beauval
Bambouseraie des Marmettes - 7 février 2012 - Photos © Jérôme Pouille

 

Phyllostachys dulcis, dont la canne est plus grosse que les deux autres espèces commandées début février par Beauval.
Bambouseraie des Marmettes - 7 février 2012 - Photos © Jérôme Pouille

 

Il a également envoyé, en quantités plus restreintes, du Phyllostachys viridis et du Phyllostachys violascens.

 


Phyllostachys viridis, le 7 février 2012, à la bambouseraie des Marmettes - Photo © Jérôme Pouille

 

Phyllostachys violascens, envoyé à Beauval après l'arrivée des pandas.
La bambouseraie des Marmettes a quasiment épuisé ses pieds de cette espèce.
7 février 2012 - Photos © Jérôme Pouille

 

Une fois coupés au ras du sol, la totalité des bambous est conditionnée en fagots de 10 kilos et de 3 mètres de long et triée par espèce. Le zoo lui a prêté une balance afin de calibrer les fagots.

Jean Rête cultive ses bambous sans apport en nitrate et sans pesticide.

En complément du bambou servi à huit reprises dans la journée, le zoo de Beauval fournit également des pommes aux deux pandas ainsi que 150 grammes de granulés folivores (à base de végétaux et vitamines) par jour et par animaux.

 

 

Les premières semaines de Huan Huan et Yuan Zi à Beauval

 

Le jour de ma visite, cela faisait plus de trois semaines que la femelle Huan Huan et le mâle Yuan Zi étaient installés dans leur résidence à Beauval, où ils vont rester durant dix ans. Pour l'instant, le public n'a pas accès aux pandas car ces derniers sont en quarantaine et ce pour une durée de quatre semaines comme l'exige la base de Chengdu d'où sont originaires les animaux. Seuls la presse et quelques privilégiés ont pu avoir un accès anticipé pendant cette période.

Selon Rodolphe Delord, les deux pandas se sont parfaitement acclimatés à leur nouvel environnement. Ils ont perdu entre 5 et 6 kilos chacun après leur arrivée en France ; cette perte de poids étant due au voyage et à l'habituation aux nouveaux bambous. Mais depuis ils ont repris leurs kilos perdus et vont poursuivre normalement leur croissance.

Pour l'instant, et ce durant la période de quarantaine, la paire de pandas est restée à l'intérieur et les deux animaux n'ont pas encore découvert leurs enclos extérieurs.

L'ouverture au public, qui signait également la fin de la quarantaine, devait avoir lieu samedi 11 février dernier. Malheureusement, la neige recouvrant les allées du zoo, ce dernier a été entièrement fermé au public jusqu'à nouvel ordre.

 


Huan Huan, le 7 février 2012, dans l'enclos intérieur (Photo © Jérôme Pouille)

 

Yuan Zi, le 7 février 2012 (Photos © Jérôme Pouille)

 

Huan Huan, le 7 février 2012 (Photos © Jérôme Pouille)

 

Yuan Zi, le 7 février 2012 (Photo © Jérôme Pouille)

 

 

Pour en savoir plus

 

        > Pandas en France : de Vincennes à Beauval : la page du site consacrée aux pandas français avec notamment toute l'information concernant les pandas du ZooParc de Beauval

        > Chronique du Pandassadeur français DAVID ALGRANTI, présent à Chengdu la semaine précédant le départ de Huan Huan et Yuan Zi vers la France

        > Où voir des pandas hors de Chine : la liste actualisée des zoos qui hébergent des pandas hors de Chine

        > Forum Actu'Zoo

        > Site officiel du ZooParc de Beauval

        > Blog du ZooParc de Beauval consacré aux pandas : pandas.zoobeauval.com

 
Actualités - 2012


27 janvier 2012 : Inauguration de la Vallée du Panda, une base pour former les pandas à la vie en milieu naturel :


Comme annoncé le 21 décembre (lire l'article) lors d'une conférence de presse à Beijing, la Vallée du Panda (Panda Valley) a été inaugurée le mercredi 11 janvier dernier.

Cette nouvelle base, une annexe de la base de recherches de Chengdu sur l'élevage du panda géant (Chengdu Research Base of Giant Panda Breeding), se situe dans la vallée de Majiagou, dans le district de Yutang de la ville de Dujiangyan. Elle est spécifiquement dédiée à l'apprentissage de la vie en milieu naturel pour les pandas qui seront inclus dans le programme ; à l'instar de l'actuelle base d'Hetaoping et du programme similaire mené dans cette base depuis 18 mois par le Centre chinois de recherches et de conservation du panda géant (China Conservation and Research Center for the Giant Panda - CCRCGP).

Une cérémonie a eu lieu le 11 janvier 2012 dans cette nouvelle base en présence de nombreux journalistes, des pandassadeurs Yumiko Kajiwara et David Algranti, et du basketteur Yao Ming.

 

 

Comme prévu, six premiers grands pandas ont été transférés de l'actuelle base de Chengdu vers la vallée du panda. Les quatre pandas Gong Zi, Ying Ying, Zhi Zhi et Qi Qi ont été transférés le samedi 7 janvier tandis que les deux derniers, Xing Rong et Xing Ya l'ont été le 11 janvier, jour de l'inauguration. Bien entendu, il ne s'agit aucunement d'une réintroduction dans le milieu naturel mais plutôt de l'inauguration d'une nouvelle base dans laquelle l'accent va être mis sur la formation de pandas (ou plutôt de leurs descendants) à vivre progressivement sans l'aide de l'homme ; et ce avec l'objectif à terme de réintroduire dans le milieu naturel d'éventuels pandas qui auraient satisfaits à toutes les étapes du processus d'apprentissage. Zhang Zhihe, directeur de la base de Chengdu, a d'ailleurs admis que le processus serait long et que plusieurs générations de pandas seraient sans doute nécessaires avant d'envisager la réintroduction de l'un d'entre eux.

 

 
Cage de Ying Ying, un des six pandas transférés vers la Vallée du Panda

 

Toujours en construction, ce centre, connu aussi sous le nom de centre de recherche, de reproduction et de réintroduction de Dujiangyan (Dujiangyan Reintroduction Research Center / Dujiangyan Giant Panda Breeding and Release Research Center), et dont la construction a débuté en mai 2010 (lire l'article), abritera une fois terminé entre 30 à 40 grands pandas et 50 à 100 pandas roux sur une surface de 133 hectares ; pour un coût estimé à terme de 47,6 millions de dollars.

Voici repris ci-dessous la présentation succincte des six pandas inclus au programme, quatre femelles et deux mâles âgés entre 2 et 4 ans :

   - Gong Zai = Gong Zi (studbook #711), un mâle, est né le 26 juillet 2008 (lire l'article). Sa mère est Cheng Gong.

   - Xing Rong (studbook #680) et Xing Ya (studbook #681), deux jumelles, sont nées le 13 août 2007 (lire l'article). Elles ont été toutes les deux élevées par leur mère Eryatou. Par contre, fait relativement rare, ces jumelles n'ont pas le même père. Le père de Xing Rong est le mâle Kebi (Kobi) tandis que celui de Xing Ya est Bing Xing (le mâle actuellement au zoo de Madrid).

   - Ying Ying (studbook #724), un mâle, est né le 23 août 2008 (lire l'article). Il faisait partie d'une portée jumelle mais sa sœur, Ni Ni, ne fait pas partie des six pandas sélectionnés pour le programme de réintroduction. Sa mère est Cheng Ji.

   - Zhi Zhi (studbook #763), une femelle, est née le 23 août 2009 (lire l'article). Sa mère est Yalaoer.

   - Qi Qi (studbook #764), une femelle, est née le 28 septembre 2009 (lire l'article). Sa mère est Da Shuang.

 


Enclos pour la première étape du processus de formation et d'apprentissage à la vie en milieu naturel (aire expérimentale).
Cet enclos est similaire à ceux de Chengdu et permettra aux pandas de s'habituer à leur nouvel environnement avant leur transfert vers des enclos plus "naturels".
11 janvier 2012 (© Yumiko Kajiwara)

 


Enclos intérieur, similaire de ceux de Chengdu, dans la Vallée du Panda
11 janvier 2012 (© Yumiko Kajiwara)

 

Qi Qi au sommet d'un arbre dans l'aire expérimentale de la Vallée du Panda
11 janvier 2012 (© Yumiko Kajiwara)

 


Zhi Zhi dans son nouvel environnement de la Vallée du Panda
11 janvier 2012 (© Yumiko Kajiwara)

 


Gong Zi a trouvé une pomme cachée par ses soigneurs dans son enclos de la Vallée du Panda
11 janvier 2012 (© Yumiko Kajiwara)

 

Auteur : Jérôme POUILLE

Remerciements : Yumiko Kajiwara

Sources : Yumiko Kajiwara, Site officiel de la base de Chengdu, China Daily

   

A lire : Les actualités précédentes consacrées au centre de Dujiangyan :

        > 22 décembre 2011 : La base de Chengdu démarre dès janvier 2012 son programme de réintroduction avec 6 premiers pandas

        > 22 mai 2010 : La base de Chengdu va construire son centre d'adaptation des pandas captifs à la vie sauvage

        > 14 novembre 2009 : Construction d'un centre d'adaptation des pandas captifs à la vie sauvage

 

Pour en savoir plus :

        > La réintroduction, le but ultime des programmes d'élevage en captivité

        > La base de recherches de Chengdu sur l'élevage du panda géant, en Chine

 
«DébutPrécédent12SuivantFin»

Page 1 sur 2